Dans quel contexte est née la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier ?
Elle est née de la rencontre d’une misère et d’une lumière. La misère : celle d’enfants perdus, les fils d’un siècle nihiliste. La lumière : celle du visage d’un père, saint Dominique. La génération des premiers frères, arrivant à l’adolescence ou à l’âge adulte vers mai 68, a été marquée par l’expérience d’« élites » qui ne savaient plus répondre aux questions de nos vingt ans. Au moment historique du basculement des grands totalitarismes vers la « société de consommation », nous cherchions de vrais pères. Nous ressentions le vide que creusaient l’absence de Dieu et l’ignorance de ces raisons de vivre que donne la vérité philosophique et religieuse. Nous constations que le relativisme qui découlait de cette apostasie ne rendait pas heureux nos contemporains. Nous étions bouleversés par la « misère de l’erreur »[1] qui fait marcher vers l’absurde temporel et la perte éternelle des âmes.
Nous avons alors tourné nos regards vers le visage de saint Dominique. Nous avons été fascinés par lui, nous avons été saisis… nos vies ont été transformées. Les enfants perdus avaient trouvé un père.

Qu’est-ce qui vous a particulièrement frappés dans le visage de ce père ?
La force qui en rayonne : celle de la vérité, recherchée, contemplée et aimée. La tendresse qui en émane : celle de la compassion pour ceux qui se perdent et pour ceux qui souffrent. Dominique, selon une expression suggestive, est un « savant qui pleure »[2], c’est le saint de la « miséricorde de la vérité ». « Il donne la nuit à Dieu et le jour au prochain ». Il se flagelle, s’incline, se prosterne, prie avec une animation toute castillane, devant les autels de l’église conventuelle, puis il rugit : « Que vont devenir les pécheurs ? » Et il marche sur les grands chemins, chantant, « se manifestant partout comme un homme de l’évangile, en parole et en acte »[3]. Dominique est tout entier dans ces deux facettes de la miséricorde de la vérité : l’angoisse du salut des âmes et la grâce de la prédication.
Comment ces deux aspects de la miséricorde s’unissent-ils ?
Une nuit que Dominique consacre à gagner son hôte manichéen à la vérité de l’Incarnation, entre ces deux pôles, un arc lumineux jaillit. Il a la certitude que la parole du contemplatif qu’il est – parole mûrie dans le silence du cloître, au chant de l’office et de la sainte messe, par l’étude acharnée de la vérité sur le Christ – que cette parole est efficace pour toucher les cœurs. De cette révélation est sortie l’intuition d’un Ordre de Prêcheurs : vie conventuelle et fraternelle, prière liturgique et étude au service de la prédication.
Comment cette intuition s’est-elle organisée dans une vie religieuse ?
Dominique est traditionnel et novateur. C’est un homme du Moyen Âge qui aime son temps. C’est aussi un homme d’étude et de droit, qui a compris les défis que son époque doit affronter. Je suis toujours frappé de l’esprit profondément catholique de son intuition. Selon le mot d’Humbert de Romans, Dominique reprend, de l’antique tradition des chanoines réguliers, « ce qui est difficile, ce qui est beau, ce qui est sage »[4], mais il accorde une importance nouvelle à l’étude. Enfin, il tempère la difficulté de cette vie par l’usage de la dispense « en tout ce qui pourrait faire obstacle à l’étude, à la prédication et au progrès des âmes ». Il nous enracine dans l’histoire patristique et médiévale, par le trépied des belles disciplines conventuelles, de la liturgie et de l’étude ; et il nous envoie en mission pour toucher les cœurs par tous les moyens appropriés : « Notre étude – disent les Constitutions dominicaines primitives – doit tendre par principe, avec ardeur et de toutes nos forces à ceci : nous rendre capables d’être utiles à l’âme du prochain ».
Cette intuition d’un homme du 13e siècle est-elle valable pour les temps modernes ?
C’est en tout cas notre pari. Après avoir lu la vie de notre Père, nous avons été persuadés que ce qui porta du fruit au début du 13e siècle, en porterait à la fin du 20e : simplement parce que ce qui est gratuit est efficace. Après près de cinquante ans, les fruits des retraites du rosaire, des formations de jeunes ou de foyers, de nos publications, le confirment : le secret de Dominique ne peut pas vieillir. C’est la séduction irrésistible d’un être totalement saisi par le Christ. « Plus une vérité est noble – écrit Romano Guardini –, plus elle doit compter sur l’attitude chevaleresque de l’esprit »[5]. Il y a des âmes auxquelles il a suffi de contempler le regard de Dominique sur le Christ crucifié, serrant entre ses bras les pieds sanglants du Sauveur, dans la fresque de Fra Angelico, pour ressentir cela au fond de l’âme. Nous avons été de celles-ci.
Pourquoi avez-vous alors fondé un Institut nouveau ?
Nous sommes nés en contexte de crise. On dépréciait, chez les religieux eux-mêmes, la vertu de « religion » qui doit structurer leur vie. Les provinces dominicaines existantes étaient atteintes par la vague des remises en cause : interprétations hétérodoxes du concile, crise liturgique, sécularisation, doute sur l’efficacité (et même la vérité) de la doctrine de saint Thomas… Un père dominicain (qui devait ensuite accéder à de hautes charges dans l’Église) m’écrivait en 1977 : « Aucune des options possibles n’offre une vie dominicaine parfaite. La vocation dominicaine devrait être assez forte pour pouvoir la vivre malgré certaines misères actuelles ; tout comme on devient prêtre aujourd’hui souvent malgré les séminaires, mais parce qu’on cherche le sacerdoce ».
Nous avons donc tenté une fondation nouvelle. Elle a commencé en septembre 1979 avec notre arrivée au château de Ropiteau, à Chémeré-le-Roi en Mayenne, avec quelques étudiants qui avaient suivi les cours de spiritualité que je donnais à Paris. Mais nous avions conscience du statut provisoire de notre entreprise. Dans l’attente d’une régularisation, nous n’avons pas prononcé de vœux perpétuels.
Il nous paraissait aussi capital d’approfondir les questions doctrinales en débat, et de travailler à l’unité dans la vérité. Dès 1980, nous avons multiplié les contacts avec des évêques et des théologiens et nous avons rédigé des travaux sur la crise de l’Église, notamment des recherches approfondies sur la « liberté religieuse », l’un des sujets qui, au Concile Vatican II, suscita le plus de controverses.

Quel a été l’aboutissement de ce travail ?
En 1988, nous avons été conduits à un changement de position sur cette question. La Déclaration du concile sur ce sujet Dignitatis humanæ était certes « faible, équivoque, dangereuse, mais non pas erronée en son enseignement principal ». En montrant une continuité possible avec le magistère antérieur, nous affirmions les limites de la Déclaration et rappelions les droits du Christ-Roi sur toutes les sociétés humaines. Cela nous a valu autant d’ennemis que d’amis ! Les documents magistériels ultérieurs [6] nous ont confirmés dans la certitude qu’à Vatican II l’Église catholique n’a pas renié sur le fond son enseignement traditionnel (comme l’affirment des opposants des deux bords). On peut, sans dissidence et aussi sans néo-modernisme, être en communion lucide avec le magistère authentique de l’Église.
Quelle fut la réaction du Saint-Siège ?
D’abord un accueil chaleureux et paternel. Malgré notre petit nombre, la Commission pontificale Ecclesia Dei nous a érigés le 28 octobre 1988, deux mois seulement après notre demande, en Institut de droit pontifical. Nos Constitutions ont été approuvées définitivement le 5 avril 1995. Puis des encouragements. Dans une audience privée en 1989, saint Jean-Paul II nous a félicités pour nos études. Ultérieurement, nous avons été remerciés par le cardinal Ratzinger, puis par Benoît XVI, pour ce que nous avions fait dans la ligne de « l’herméneutique de continuité ». Les rapports avec Ecclesia Dei et les autres Dicastères du Saint-Siège ont été empreints de bienveillance.
Avez-vous abandonné toute réticence par rapport aux textes, à leur interprétation, à leur application ?
Selon le droit de l’Église, les fidèles et les théologiens ont « le droit et même le devoir »[7] d’attirer, dans un esprit constructif, l’attention sur des aspects négatifs de la pratique des évêques et du Saint-Siège. Une partie du discours actuel en matière d’œcuménisme, de dialogue interreligieux, de rapports avec la société civile, de collégialité ou de synodalité, de liturgie, de théologie du mariage, contribue à la crise d’identité que traverse le catholicisme. Nous l’avons fait respectueusement savoir – par des mémoires, des notes privées, des articles dans notre revue Sedes Sapientiæ – pour Assise, les repentances, le statut de la messe traditionnelle, notamment depuis Traditionis custodes, les erreurs sur la notion de la communion catholique, la question de l’autonomie de la conscience, les mesures nuisibles à la vie religieuse de Cor Orans, l’accession des « couples en situation irrégulière » aux sacrements, l’opportunité des titres traditionnels attribués à la Mère de Dieu. Lorsque la confusion s’accroît, la clarté doctrinale est plus que jamais nécessaire.

Quels sont vos rapports avec les dominicains ?
Lors de leurs séjours chez nous, des pères anciens nous disaient retrouver la vie de leur noviciat d’avant la crise des années soixante. Les contacts intellectuels ou relatifs à la vie religieuse sont excellents avec nombre de pères de France ou de l’étranger (Suisse, Espagne, Italie, Allemagne, Angleterre, Pologne, Irlande, USA…). Nous avons reçu d’un Maître de l’Ordre, le R. P. Damian Byrne, la « participation des biens spirituels de l’Ordre », ce qui n’est pas rien. Ce sont souvent des dominicains qui prêchent nos retraites de communauté.
Les autorités de l’Ordre n’ont pas bien pris, au début, notre reconnaissance canonique. Par la suite, des rapports ont eu lieu avec les Maîtres de l’Ordre et les Provinciaux de France, pour étudier la possibilité d’entrer dans la « Famille dominicaine ». Ce fut une longue séquence de rencontres (1988-1998), d’échanges, d’amitiés nouées… et de malentendus. Les exigences de l’Ordre se sont finalement révélées incompatibles avec notre identité, notamment liturgique. Et nous avons abandonné cette voie.
Il faut souligner que nous avons, depuis longtemps et de façon suivie, d’excellents rapports théologiques ou universitaires avec des pères dominicains, notamment par les Universités de Fribourg en Suisse, de l’ISTA de Toulouse en France et de l’Angelicum à Rome, où nos pères passent des diplômes canoniques.

Pourquoi votre Institut est-il sous le patronage de saint Vincent Ferrier ?
Parce que c’est un « apôtre des temps difficiles ». Dans un temps où s’accumulent les catastrophes – guerres, peste et Grand Schisme –, saint Vincent (1350-1419) fait rayonner les trois facettes de la grâce unique de saint Dominique : intellectuelle, spirituelle et apostolique. On lui doit cette sentence lapidaire, d’une vérité brûlante en nos temps de misère liturgique : « La sainte messe est l’acte le plus haut qui puisse être en fait de contemplation »[8]. Sa prédication des grandes perspectives eschatologiques, sa conception de la chrétienté et son énergie sont une leçon pour la modernité occidentale, qui glisse dans le suicide de civilisation par matérialisme et désespoir.

Vous célébrez la messe selon le rite dominicain ?
Le rite dominicain est une des formes du rite latin en vigueur dans le courant du Moyen Âge, avant que saint Pie V ne ramène à l’unité les différentes variantes en usage dans les diocèses. Lorsqu’il édicte la bulle Quo primum tempore en 1570, il dispose que tous les rites ayant plus de deux siècles d’ancienneté, comme les rites lyonnais, ambrosien (Milan), mozarabe (Tolède), et le rite de Braga (Portugal), soient maintenus. Grâce à cela, certains ordres religieux – chartreux, cisterciens, carmes de la commune observance, dominicains – ont gardé leur rite propre, même dans le ministère paroissial.

Le rite dominicain est proche de la messe romaine traditionnelle, mais il en diffère pour les textes et les gestes des prières préparatoires, du rite de l’offertoire, de la communion du prêtre, ainsi que par certains autres rites comme le cierge allumé au début du canon, l’écartement des bras après la consécration, le baiser de paix. C’est un rite très beau dans sa noblesse et sa sobriété. Les usages dominicains sont parfois plus anciens que ceux de la messe tridentine. La messe solennelle est splendide. La liturgie dominicaine convient à des religieux voués à la prédication. La note conventuelle qu’elle comporte – les ministres sont dans le chœur en dehors de l’exécution de leurs fonctions – souligne que c’est toute la communauté qui prie et qui prêche. La note mariale est très présente dans cette liturgie. Ainsi les frères chantent tous les soirs à la fin des complies le Salve Regina sur le ton solennel, en se rendant en procession à l’autel de la Vierge. Cela correspond à l’attention qu’ils doivent porter au rôle de Marie dans le plan du salut, comme le précise le décret d’érection de la Fraternité.
Quel est le rôle du couvent dans la vie des fils de saint Dominique ?
Dans l’idée de saint Dominique, le couvent est un point d’appui nécessaire. La vie du couvent nous permet de donner la Parole de Dieu aux âmes en détresse ; de partager, avec empathie pour tous, la miséricorde du Christ. Très souvent, nous constatons que ceux avec qui nous parlons dans nos déplacements, ceux qui suivent nos instructions, ou lisent nos articles, retrouvent espérance et paix. Que se passe-t-il ? Ce que nous donnons ne vient pas de nous, c’est « le miracle de nos mains vides »[9].
Nous donnons un peu de l’enthousiasme ressenti en chantant les psaumes de David ; un peu de l’espérance portée par le chant du Salve à complies ; un peu du recueillement vécu à l’oraison ; un peu de la grâce puisée dans le sacrifice de Jésus, avec les gestes si évocateurs du rite dominicain ; un peu du silence goûté dans le cloître ; un peu des raisons de croire étudiées dans saint Thomas d’Aquin ; un peu de la joie éprouvée à lire les Pères de l’Église ; un peu de la charité fraternelle partagée en récréation…
On peut dire qu’un couvent de prêcheurs, c’est une « Prédication »[10] incarnée dans des matériaux. C’est un cadre qui permet de vivre la fameuse devise de la vie apostolique : « Contempler et donner aux autres le fruit de la contemplation »[11].
Y a-t-il certaines des œuvres de prédication qui ont historiquement marqué l’histoire de la Fraternité ?
Oui, les Retraites du Rosaire. Cette formule apostolique fait passer l’Évangile dans la vie, par Marie dans les mystères du Rosaire. Elle traduit la note propre de notre spiritualité, « une attention aimante au rôle de Marie dans le plan du salut » [12]. Le Rosaire peut être non seulement une formule de prière, mais un cadre de prédication, dans le contexte d’une retraite fermée.
Le schéma de la Retraite met en œuvre une répartition trinitaire des mystères (cf. 2 Co 13, 13), avec une insistance sur les états de Jésus et de Marie, dans la ligne de l’École française de spiritualité. Aussi le sous-titre de la Retraite est-il : De Marie à la Trinité. La geste mariale de ces Retraites du Rosaire, commencée peu avant le début de la fondation en 1979, s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui. De nombreuses retraites ont été prêchées par nos pères, en France surtout, mais aussi en Italie, en Allemagne, en Suisse, en Belgique, et jusqu’au Liban et au Québec.
Un mot sur la revue propre à la Fraternité ?
Notre revue Sedes Sapientiæ paraît tous les trimestres depuis 1982. C’est un élément important de notre apostolat. La charte fondatrice définit ainsi son objectif : « armer l’intelligence au service de Dieu et porter les connaissances religieuses de chacun au niveau (minimum) de ses qualifications universitaires et professionnelles ». Elle précise son esprit : « Primat de l’intelligence, rigueur contre l’erreur, ouverture d’esprit ». Nous insistons sur la nécessité d’une apologétique de l’intelligence, soulignant que « l’évacuation de l’intelligibilité de la foi était le vice propre – et mortel – du modernisme »[13]. Nous rappelons que l’œuvre de sagesse comporte « de méditer et de dispenser aux autres la vérité, principalement celle qui est relative au premier principe (Dieu), et de combattre les erreurs contraires »[14]. Enfin, nous nous proposons comme modèle la bienveillance de ce même Docteur. « L’esprit de secte – relevait un bon disciple de l’Aquinate –, l’esprit de toutes les sectes, est un esprit d’univocité et d’exclusion. L’esprit catholique est un esprit d’analogie et d’intégration »[15].
Comment caractériser les apostolats auxquels s’est livrée la Fraternité durant son histoire ?
Conformément à l’esprit dominicain, ces apostolats ont été et sont très variés. Les pèlerinages avec des jeunes et des moins jeunes tiennent une bonne place : chemin de Compostelle avec Ultreia, Notre-Dame de Chrétienté à la Pentecôte à Chartres ; goums, pèlerinages un peu partout en France et en Europe, de Częstochowa à Covadonga ; accompagnement des divers groupes qui nous sollicitent, depuis les JMJ de Compostelle en 1989 jusqu’aux camps d’été Missio ; ou accompagnement des familles avec Domus Christiani. Les catéchismes pour enfants et pour adultes (par exemple, le Café-Caté près de la Sorbonne), les récollections, les conférences (ponctuelles ou par cycles suivis) sont nombreux. Nous accompagnons spirituellement les Europa-Scouts, une branche dynamique du scoutisme. Nous aidons des associations qui soutiennent des chrétiens d’Orient ou qui accueillent et forment des convertis de l’islam (notamment le Forum Jésus-le-Messie et Eleutheros). Sans parler des apostolats itinérants et mendiants dans la rue ou la campagne.
Des sessions de cours sont données dans plusieurs séminaires et maisons religieuses. Nous avons à cœur spécialement l’enseignement de la sagesse thomiste, par des cours réguliers (le Centre Saint-Thomas) et des sessions : Æterni Patris, les Sessions de Chémeré, Foi et raison, Rassemblement des Jeunes catholiques, et aujourd’hui la Semaine Aquinas et les Campus Veritas Enfin, depuis quelques années, nous avons développé un apostolat-video, qui a un bon impact et auquel participent la majorité des frères : Carême-40 et des formules pour l’Avent.

La caractéristique commune de ces activités, c’est d’être un « apostolat toujours marqué d’une note doctrinale »[16]. Au 21e siècle comme au 13e siècle, la vraie pastorale doit être intimement animée de doctrine, car elle honore ainsi les plus nobles aspirations des hommes. Nous pensons qu’il faut faire à nos frères en humanité le grand honneur de croire à leur soif de vérité, que seul le Christ peut étancher.
À l’occasion d’une conférence donnée sur le magistère lors d’un Café-Caté, Benoît XVI a chaudement encouragé l’apostolat de notre Fraternité : « Votre engagement à travailler à la diffusion de l’enseignement de l’Église est un précieux service rendu à la foi. Je vous en félicite et vous y encourage »[17].
Fr. L.-M. de Blignières
Septembre 2026
Notes
[1] Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les gentils, L. 3, chap. 39, n. 4.
[2] Ambroise Gardeil, o. p., Les dons du Saint-Esprit dans les saints dominicains, Paris, Lecoffre, 1903, p. 136.
[3] Bienheureux Jourdain de Saxe, Saint Dominique. La vie apostolique, Le Cerf, 1965, p. 125.
[4] Humbert de Romans, A. Befani, Rome, 1888, De vita regulari, t. II, p. 3.
[5] Romano Guardini, Le Seigneur, Alsatia, 1945, t. 2, p. 253.
[6] Le Catéchisme de l’Église catholique et son Compendium, Veritatis splendor, Evangelium vitæ, Ordinatio sacerdotalis, Fides et ratio, Dominus Jesus, Ecclesia de eucharistia, Summorum pontificum.
[7] Code de droit canonique, canon 212 § 2.
[8] Saint Vincent Ferrier, Sermon 39 du Quadragesimale, samedi après le 3e dimanche de Carême (Jean Strötter, Augsbourg, p. 124).
[9] Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, Paris, Plon, 1936, pp. 220-221.
[10] Au début de l’Ordre des Prêcheurs, on appelait le couvent « la Sainte Prédication ».
[11] Devise forgée à partir de deux passages de la Somme de théologie de saint Thomas d’Aquin : II-II, q. 188, a. 6 ; et III, q. 40, a. 1, ad 2.
[12] Commission pontificale Ecclesia Dei, Décret du 28 octobre 1988.
[13] « Lettre à un ami », qui inaugure le passage de la formule ronéotypée à la formule imprimée de la revue, Sedes Sapientiæ, n° 21, pp. 1-2.
[14] Saint Thomas, Somme contre les Gentils, livre I, chapitre 1.
[15] Victor-Alain Berto, Pour la Sainte Église romaine, Paris, Éd. du Cèdre, 1976, p. 24.
[16] Constitutions FSVF, n° 78 § I.
[17] Lettre du 26 octobre 2004 du cardinal Ratzinger, autorisation de publier de Benoît XVI le 12 février 2007.
