« Nous achevons ce qui manque aux souffrances du Christ. »

Notre souffrance, unie au Christ, devient instrument de salut.

Le Père Louis-Marie révèle comment la grâce baptismale transforme nos épreuves en source de gloire.

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En union de prière,
— Les Frères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier

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Défi du jour :

Je récite un Notre Père et 3 Je vous salue Marie, afin de remercier Jésus d’avoir institué le sacrement de l’Eucharistie. Je demande la grâce d’un grand respect et amour pour Notre-Seigneur dans l’Eucharistie.

Texte de méditation :

L.-M. de Blignières, « La souffrance du chrétien et la Croix du Christ », 14 septembre 2024 :

Comme tous les hommes, j’éprouve la misère et la souffrance. Je ne les aime évidemment pas. Les chrétiens n’aiment pas plus la misère que les autres hommes. Ils la combattent autant qu’ils peuvent, comme le montre notamment le nombre d’œuvres de miséricorde que les catholiques fondent partout, bien au-delà de leur proportion relative dans une nation.

Mais le chrétien associe, par la charité, et selon la sage volonté de Dieu sur chacun, la souffrance au miracle de la croix. Je parle de miracle, car la croix illumine de l’intérieur d’une lumière singulière ma propre souffrance. C’est pourquoi saint Paul appelle le baptême illumination : Dieu me voit dans sa lumière et me reconnaît pour son fils ; et ma souffrance devient celle du Christ, donc elle rayonne sur moi et sur les autres la lumière du salut. Les prêtres en font l’expérience bouleversante après certaines absolutions ou certaines extrêmes-onctions, en constatant presque physiquement la transfiguration du pénitent ou du malade.

Nul être ne peut éviter la souffrance, mais le chrétien, en un sens, transmute l’absurde relatif de la souffrance et l’absurde maximal de la mort, en lumière de « salut, de vie et de résurrection », comme on l’a chanté avec saint Paul dans l’introït. Quelle paix mystérieuse au fond de la souffrance offerte en Jésus ! Combien d’âmes chrétiennes en donnent un exemple qui est un vrai signe de crédibilité pour le christianisme. C’est ainsi que Edith Stein, la future sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, a trouvé le chemin de la foi en constatant la sérénité surhumaine d’une amie philosophe catholique, Élisabeth Reinach, après la mort de son époux à la guerre.

La souffrance du chrétien, devenue celle du Christ, détruit l’empire de la mort et contribue à sauver les autres, ces âmes que Dieu a attachées pour chacun de nous à son travail de rédemption. Chacun d’entre nous a certains êtres précis comme accrochés à son caractère baptismal (et a fortiori sacerdotal) et pour lesquels il doit exercer la corédemption.

Voyez Marie en sa compassion au pied de la croix. Jésus vient de la faire mère de Jean, mère des chrétiens, mère de tous les hommes. Aussitôt, unissant sa souffrance à la charité du Christ, elle obtient la grâce de la conversion du bon larron. Dismas, en affirmant que Jésus est Roi, en confessant le mystère salvateur de sa croix (« Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu viendras dans ton Royaume », comme on le chante de façon si émouvante dans la procession de la Grande Entrée de la Liturgie byzantine), Dismas donc acquiert ainsi son identité définitive. Les Pères nous disent qu’il a en quelque sorte vu la divinité de Jésus qui rayonnait au travers de la noblesse de son humanité torturée.

Par la croix acceptée en union avec son mystérieux voisin, la fin de sa vie a été dans la paix. On peut émettre l’hypothèse que c’est lui qui obtient la conversion du centurion (« Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »). Ce dernier a entendu Jésus prier pour ses bourreaux ; il a entendu Dismas confesser sa royauté. Le bon larron est le premier saint canonisé, il a hérité la joie trinitaire de la bouche même du Sauveur : « Aujourd’hui, tu seras avec moi au Paradis. » « Aujourd’hui, quelle promptitude ! Avec moi, quelle compagnie ! Au Paradis, quel séjour ! », nous dit Bossuet.

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