
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit, de toutes tes forces. »
La totalité de votre être.
Un tel amour est-il possible ?
Le Frère Alain-Marie répond : oui, car Dieu ne commande pas l'impossible.
Le plus grand commandement.
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En union de prière,
— Les Frères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier
Le Frère Alain-Marie est entrée au couvent en 1996. Diacre de son état, il est un contemplatif et dirige l'économat de notre Fraternité.
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Défi du jour :
Je prends 5 minutes pour remercier Dieu des grâces qu’il m’a faites, depuis ma naissance. Par exemple : le baptême, les confessions, les messes, les rencontres…
Texte de méditation :
Saint Bernard de Clairvaux, Sermon LXXXIII sur le Cantique des cantiques :
Dieu donc demande qu’on le craigne comme Seigneur, qu’on l’honore comme père, et qu’on l’aime comme époux. Laquelle de ces trois choses est la plus excellente ? C’est l’amour. Sans lui la crainte est pénible, et l’honneur sans récompense. La crainte est servile tant qu’elle n’est point affranchie par l’amour, et l’honneur qui ne part pas de l’amour n’est pas un honneur, mais une flatterie. Et certes l’honneur et la gloire ne seraient dus qu’à Dieu, mais il n’acceptera ni l’une ni l’autre de ces deux choses, si elles ne sont comme assaisonnées du miel de l’amour. L’amour est seul suffisant par lui-même. L’amour est seul agréable par lui-même et pour lui-même. L’amour est à soi-même son mérite et sa récompense. Il ne cherche hors de soi ni raison, ni avantage. J’aime parce que j’aime, j’aime pour aimer. L’amour est une grande chose, si néanmoins il retourne à son principe, s’il remonte à son origine et à sa source, s’il en tire toujours comme de nouvelles eaux pour couler sans cesse. De tous les mouvements de l’âme, l’amour est le seul par lequel la créature raisonnable peut en quelque sorte reconnaître les grâces qu’elle a reçues de son créateur. Par exemple, si Dieu est en colère contre moi, me mettrais-je aussi en colère contre lui ? Nullement. Mais je m’humilierai, je tremblerai devant lui, je lui demanderai pardon. De même, s’il me reprend, je ne le reprendrai pas de mon côté, mais je reconnaîtrai qu’il me reprend avec justice. S’il me juge, je ne le jugerai pas, mais je l’adorerai. Lorsqu’il me sauve, il n’exige pas de moi que je le sauve, ni que je le délivre, parce que c’est lui qui délivre et sauve tout le monde. S’il use de l’empire qu’il a sur moi, il faut que je le serve ; s’il me commande quelque chose, il faut que j’obéisse, et non pas que j’exige du Seigneur le même service ou la même obéissance que je lui rends. Quelle différence quand il s’agit de l'amour ! Lorsque Dieu aime, il ne demande autre chose que d’être aimé, parce qu’il n’aime qu’afin d’être aimé, sachant que ceux qui l’aiment deviendront bienheureux par cet amour même.
