Cette nuit du Jeudi Saint, trois dons extraordinaires... Et une trahison.

Jésus livre son Corps dans l'Eucharistie. Mais il se livre aussi aux mains de ses bourreaux.

Pourquoi a-t-il consenti Ă  tout cela ?

Le PĂšre Augustin-Marie vous fait entrer dans le drame de cette nuit oĂč JĂ©sus s'est donnĂ© tout entier pour vous.

Une méditation bouleversante à ne pas manquer.

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En union de priĂšre,
— Les FrĂšres de la FraternitĂ© Saint-Vincent-Ferrier

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Défi du jour :

Je prie le chapelet pour les prĂȘtres et les vocations sacerdotales et religieuses.

Texte de méditation :

Saint Augustin, Sur Saint Jean 13, 55e TraitĂ©, 695.6, 7 :

JĂ©sus, sachant cela, « se lĂšve de table et a quittĂ© ses vĂȘtements, et ayant pris un linge, il s’en ceignit. Ensuite il met de l’eau dans un bassin et commence Ă  laver les pieds de ses disciples et Ă  les essuyer avec le linge dont il Ă©tait ceint Â». Nous devons, mes trĂšs chers frĂšres, remarquer avec soin l’intention qu’a eue l’évangĂ©liste en nous parlant de cet acte d’humilitĂ© si grande de Notre-Seigneur ; il a commencĂ© par nous donner une haute idĂ©e de sa grandeur ; c’est dans ce dessein qu’il a dit : « Il savait que le PĂšre lui a donnĂ© toutes choses entre les mains, et qu’il Ă©tait sorti de Dieu et qu’il retournait Ă  Dieu. Â» Celui donc Ă  qui le PĂšre a remis toutes choses entre les mains, lave, non les mains, mais les pieds de ses disciples, et lui qui savait ĂȘtre sorti de Dieu et retourner Ă  Dieu, il remplit l’office, non d’un Seigneur Dieu, mais d’un homme esclave. Et, si l’évangĂ©liste a parlĂ© d’un traĂźtre qui Ă©tait venu dans la pensĂ©e de le livrer, mais que le Sauveur connaissait bien pour tel, c’est pour nous montrer le comble de l’humilitĂ© oĂč il est descendu, en ne dĂ©daignant pas de laver les pieds de celui dont il prĂ©voyait que les mains allaient se souiller d’un pareil crime.

Est-il Ă©tonnant que celui qui, ayant la forme de Dieu, s’est anĂ©anti lui-mĂȘme, se soit levĂ© de table et dĂ©pouillĂ© de ses vĂȘtements ? Y a-t-il rien d’étonnant Ă  ce qu’il se soit ceint d’un linge, celui qui, prenant la forme d’esclave, a Ă©tĂ© trouvĂ© semblable Ă  un homme (1 Ph 2, 6-7) ? Est-il Ă©tonnant qu’il ait mis de l’eau dans un bassin, pour laver les pieds de ses disciples, lui qui a rĂ©pandu son sang sur la terre, pour effacer la souillure des pĂ©chĂ©s ? Qu’y a-t-il d’étonnant Ă  ce qu’avec le linge dont il Ă©tait ceint il ait essuyĂ© les pieds qu’il venait de laver, lui qui, dans la chair dont il Ă©tait revĂȘtu, a confirmĂ© tous les dires des Ă©vangĂ©listes ? Il est vrai que, pour se ceindre d’un linge, il quitta les vĂȘtements qu’il avait, tandis que, pour prendre la forme d’esclave au moment oĂč il s’anĂ©antit lui-mĂȘme, il ne quitta pas ce qu’il avait, mais il prit ce qu’il n’avait pas. Pour ĂȘtre crucifiĂ©, il fut dĂ©pouillĂ© de ses vĂȘtements, et quand il fut mort on l’enveloppa dans un linceul. Et toute sa passion a servi Ă  nous purifier. Avant donc de souffrir les derniers tourments, il a voulu s’abaisser, non seulement devant ceux pour qui il allait subir la mort, mais encore devant celui qui devait le livrer Ă  la mort. L’humilitĂ© est d’une importance si grande pour l’homme que Dieu, dans sa grandeur, a voulu lui en laisser un exemple complet ; car l’homme aurait pĂ©ri Ă  jamais victime de son orgueil, si Dieu ne l’avait sauvĂ© par son humilitĂ©. Le Fils de l’Homme est venu chercher et sauver ce qui Ă©tait perdu. Or l’homme s’était perdu en imitant l’orgueil de son sĂ©ducteur ; puisqu’il est retrouvĂ©, qu’il imite l’humilitĂ© de son RĂ©dempteur.

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