Un possédé terrorise toute une région. Jésus le libÚre d'un mot.

Le démon fait plus de peur que de mal... si vous ne lui ouvrez pas la porte.

Le FrÚre François-Marie vous enseigne comment ne pas avoir peur du malin.

Jésus est plus fort.

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En union de priĂšre,
— Les FrĂšres de la FraternitĂ© Saint-Vincent-Ferrier

Mieux connaĂźtre les prĂ©dicateurs de CARÊME40

Le FrĂšre François-Marie est originaire de Tours oĂč il a Ă©tĂ© catĂ©chisĂ© pendant toute son enfance et adolescence par des frĂšres de notre FraternitĂ©. AprĂšs le baccalaurĂ©at il a fait une prĂ©pa littĂ©raire au PrytanĂ©e national militaire, car il se destinait au mĂ©tier des armes. AprĂšs avoir achevĂ© sa formation Ă  l'Ecole SpĂ©ciale Militaire de Saint-Cyr, il est entrĂ©e au couvent comme frĂšre convers.
DĂ©tail des panneaux en chĂȘne
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FAITES GRANDIR une communautĂ© de prĂȘcheurs
Des stalles pour accueillir les frĂšres et les futures vocations

- du chĂȘne de la Sarthe
- scié en Mayenne
- réalisation confiée aux ateliers Aubert-Labansat, dans la Manche

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Texte de méditation :

Notre Seigneur Ă  sainte Catherine de Sienne (Dialogue, livre II,
ch. XIII) :

Fille trĂšs chĂšre, le dĂ©mon est devenu l’exĂ©cuteur de ma justice, pour tourmenter les Ăąmes qui m’ont misĂ©rablement offensĂ©. En cette vie, je l’ai placĂ© pour tenter, pour provoquer mes crĂ©atures, non pour que mes crĂ©atures soient vaincues, mais pour qu’elles triomphent de lui et reçoivent de moi la gloire de la victoire aprĂšs avoir fourni la preuve de leur vertu. Personne ne doit avoir peur d’aucune bataille, d’aucun assaut du dĂ©mon, parce que j’ai fait de tous des forts. Je leur ai donnĂ© une volontĂ© intrĂ©pide, en la trempant dans le sang de mon Fils. Cette volontĂ©, ni dĂ©mon, ni aucune puissance créée ne la peut Ă©branler. Elle est Ă  vous, uniquement Ă  vous : c’est moi qui vous l’ai donnĂ©e avec le libre arbitre. C’est donc Ă  vous qu’il appartient d’en disposer, par votre libre arbitre, et de la retenir ou de lui lĂącher la bride suivant qu’il vous plaĂźt. La volontĂ©, voilĂ  l’arme que vous livrez vous-mĂȘme aux mains du dĂ©mon : elle est vraiment le couteau avec lequel il vous frappe, avec lequel il vous tue. Mais, si l’homme ne livre pas au dĂ©mon ce glaive de la volontĂ©, je veux dire, s’il ne consent pas aux tentations, Ă  ses provocations, jamais aucune tentation ne pourra le blesser et le rendre coupable de pĂ©chĂ© : elle le fortifiera au contraire, en Ă©clairant son intelligence sur ma charitĂ© et en lui faisant comprendre que c’est par amour que je vous laisse tenter, pour vous faire aimer et pratiquer la vertu. Car l’on n’en vient Ă  aimer la vertu que par la connaissance que l’on prend de soi-mĂȘme et de moi. Et cette connaissance, c’est surtout dans le temps de la connaissance qu’elle s’acquiert. C’est alors que l’homme apprend bien qu’il n’est pas l’ĂȘtre mĂȘme, puisqu’il ne peut faire disparaĂźtre des ennuis et des embarras qu’il souhaiterait pourtant d’éviter ; et il me connaĂźt aussi, moi, dans sa volontĂ©, que ma BontĂ© rend assez forte pour ne pas consentir Ă  ces pensĂ©es. Il voit bien que c’est ma charitĂ© qui en dispose ainsi : car le dĂ©mon est faible ; il ne peut rien par lui-mĂȘme, sinon qu’autant que je le lui permets. Et moi, c’est par amour que je vous laisse tenter et non par haine, pour votre triomphe, non pour votre dĂ©faite ; c’est pour que vous parveniez Ă  la parfaite connaissance de vous-mĂȘme et de moi ; c’est pour que votre vertu fasse ses preuves, et elle ne peut ĂȘtre Ă©prouvĂ©e que par son contraire. Tu vois donc bien que les dĂ©mons sont Ă  mon service pour tourmenter les damnĂ©s de l’enfer, et en cette vie pour exercer et procurer la vertu dans les Ăąmes. Non que l’intention du dĂ©mon soit de promouvoir votre vertu, car il n’a pas la charitĂ© et il ne veut que vous la faire perdre ; mais cela, il ne le peut, si vous ne le voulez pas. Quelle Ă©trange nature que l’homme, qui se fait lui-mĂȘme dĂ©bile, quand moi-mĂȘme je l’avais fait si fort, et qui se livre ainsi aux mains des dĂ©mons !

Aussi, je veux que tu saches ce qui arrive, au moment de la mort, Ă  ceux qui se sont mis pendant leur vie sous la domination du dĂ©mon. Ce n’est pas par contrainte, car nul ne les y peut forcer, comme je te l’ai dit, c’est volontairement qu’ils se sont livrĂ©s entre ses mains et qu’ils ont portĂ©, jusqu’aux approches de la mort, le joug honteux de cet esclavage. À ces derniers instants, ils n’ont pas besoin d’un jugement Ă©tranger, leur conscience est Ă  eux-mĂȘmes leur propre juge, et c’est en dĂ©sespĂ©rĂ©s qu’ils se jettent dans l’éternelle damnation. Aux portes de la mort, ils se cramponnent Ă  l’enfer par la haine, avant mĂȘme d’y pĂ©nĂ©trer. Il en va de mĂȘme pour les justes qui ont vĂ©cu dans la charitĂ© et meurent dans l’amour. Quand ils arrivent au terme de la vie, s’ils ont bien vĂ©cu dans la vertu, Ă©clairĂ©s par les lumiĂšres de la foi, et soutenus par l’espĂ©rance absolue dans le sang de l’Agneau, ils voient le bonheur que je leur ai prĂ©parĂ© ; ils l’étreignent avec les bras de leur amour, m’embrassant Ă©troitement et amoureusement, moi le Bien souverain et Ă©ternel, en cette extrĂ©mitĂ© de la mort. Ils goĂ»tent ainsi Ă  la vie Ă©ternelle, avant qu’ils aient abandonnĂ© leur dĂ©pouille mortelle, avant que l’ñme soit sĂ©parĂ©e du corps. Pour d’autres qui ont passĂ© leur vie et arrivent Ă  leur dernier instant, avec une charitĂ© commune mĂȘlĂ©e de beaucoup d’imperfections, ils se jettent dans les bras de ma misĂ©ricorde, avec cette mĂȘme lumiĂšre de foi et d’espĂ©rance, quoiqu’à un degrĂ© moindre, que nous avons rencontrĂ©e dans les parfaits. À cause de leur imperfection, ils s’attachent Ă  ma misĂ©ricorde, qu’ils estiment bien plus grande que leurs fautes.

C’est tout le contraire que font les pĂ©cheurs d’iniquitĂ©. La vue de la place qui leur est destinĂ©e les remplit de dĂ©sespoir et ils s’y attachent de toute leur haine, comme je t’ai dit. Ainsi ni les uns ni les autres n’attendent leur jugement ; chacun, au sortir de cette vie, reçoit sa place comme je viens de t’expliquer. Ils goĂ»tent Ă  leur destinĂ©e, ils en prennent possession avant mĂȘme de quitter le corps, Ă  l’instant de la mort : les damnĂ©s par la haine et le dĂ©sespoir, les parfaits par l’amour, par la lumiĂšre de la foi, par l’espĂ©rance du Sang ; les imparfaits, par la misĂ©ricorde et la mĂȘme foi, entrent dans le sĂ©jour du purgatoire.

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